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AVATAR,
ou comment le cinéma montre que notre avenir est féminin.

Le film de James Cameron, Avatar, peut être perçu de multiples façons : très gros budget, trouvailles technologiques inédites (la performance capture) manichéisme apparent d’un scénario déjà porté à l’écran, simplicité des messages ….je laisse ces considérations à la critique « autorisée ».

C’est la force symbolique du film qu’il faut retenir, qui confirme des années après les dernières images pleines d’espoir de la rescapée du Titanic que Cameron accorde du crédit à un avenir, et que cet avenir est féminin.
Le film rejoue la conquête de l’Amérique mais en sens inverse. Les Navis, humanoïdes au grand corps bleu, image lointaine du « bon indien » habitent une planète appelée Pandora. Elle  recèle un minerai précieux très convoité par une multinationale, qui s’offre les services d’une force de frappe démente dirigée par une caricature musclée de Marines.

Jake, un ex marine au corps paraplégique, estropié par la vie accepte d’être enrôlé dans un programme d’infiltration du peuple Navi, via son Avatar. Son esprit est projeté virtuellement dans un corps d’une troublante vigueur et beauté qui lui rend la marche, et même la course.  C’est une femme, Grace, qui  inverse le destin de Jake ; ingénieur elle maîtrise l’intelligence scientifique capable de transférer et de faire vivre un esprit dans un corps étranger. Elle imbibe en douceur mais en profondeur tout le programme Avatar, elle  a les moyens de l’infléchir. D’une main de fer et avec une certaine ironie sensible elle tient les rênes de toute l’histoire.

Tel un cheval de Troie Jake est transporté dans un monde hostile, une jungle de végétaux et de monstres qui ne sont pas sans rappeler les images d’une forêt primitive. N’ayant ni l’intelligence ni la puissance pour  survivre dans cette nature terrible il est condamné.
C’est alors qu’un regard féminin se pose sur lui ; la princesse Naytiri,  joli corps bleu et félin de trois mètres de hauteur, peut le tuer d’une flèche. Elle l’épargne parce qu’elle reçoit un signe. Troublée, elle  va prendre le risque de l’introduire dans la communauté et de l’initier au monde de Pandora. Libéré de son handicap, sensibilisé à la cause des navis, il va choisir son camp, celui des « bons ». Voilà la deuxième femme initiatrice d’une nouvelle vie pour Jake, qui révèle en lui un nouvel « être ».

La troisième figure féminine est représentée par la planète elle-même : Pandora.

On connaît le mythe de Pandore. Pandore veut dire « qui a tous les dons », beauté, grâce, ruse, audace, force….mais aussi curiosité, le mythe est double. La belle figure façonnée par Héphaïstos à l’image de la divine Aphrodite est devenue la complice involontaire des dieux. Quand les hommes ont l’impudence de se croire l’égal des dieux, ils se voient infliger les pires calamités et catastrophes. En soulevant le couvercle de la jarre Pandore a laissé s’échapper tous  les maux qui depuis assaillent les hommes. Seule l’espérance reste au fond de la jarre pour les consoler de l’incertitude de leur destinée.

Un des messages symboliques du film est celui-ci : les hommes sont forts de leurs technologies conquérantes et de leur désir de domination. Cependant ils ont à composer avec l’imprévisible, ce qui se décide au-dessus d’eux, que cet alea s’appelle accident, deuil, amour, nature sauvage et primitive, férocité, croyance, cupidité….La nature, qui est féminine, reprend  ses droits.

Le film est porté par les voix et la sagesse féminines ; il est le rappel salutaire de la limite.
 Il utilise à bon escient l’artifice du virtuel pour faire sa démonstration.

Signé Pandora