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Où sont les femmes dans les conseils d’administration ?

Où sont les femmes dans les conseils d’administration ?

Costume-cravate contre tailleur-jupe. Le premier tient toujours le haut du pavé dans les conseils d’administration des grandes entreprises du CAC 40, les femmes n’y siégeant qu’à hauteur 9%.

Les femmes restent largement en dehors des conseils d’administration, quel que soit le pays. C’est ce que révèle l’étude menée par l’Institut français des administrations (IFA), l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE) et le European professional women’s network (EPWN). Aux Etats-Unis, les 500 plus grosses entreprises compte 15% de femmes dans leur conseil d’administration, contre 11% dans l’Union européenne. La France se retrouve donc en-dessous de la moyenne des Etats-membres, au même niveau que la Turquie. En queue de peloton, le Portugal, avec 3%. Sans trop de surprise, les bons élèves sont les pays scandinaves, avec la Norvège (41%), la Suède (27%) et la Finlande (20%).

Les bons et mauvais élèves du CAC 40
En France, les mauvais résultats masquent une grande disparité : quatre sociétés enregistrent un taux de féminisation supérieur à 20% dans leur CA (BNP Paribas, Michelin, L’Oréal et Pernod Ricard), alors que cinq semblent avoir banni la gente féminine (Cap Gemini, EADS, STMicroelectronics, Vallourec et Veolia Environnement).
Quelles sont les raisons de cet effacement ? L’étude note qu’en France particulièrement, les grandes écoles se sont ouvertes tardivement aux femmes, impliquant une sous-représentation « mécanique » dans les postes de décision. Les barrières plus générales (conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle, discrimination, etc.) sont également mentionnées. L’étude met l’accent sur les codes principalement masculins qui régissent le monde décisionnel à ce niveau : les hommes prépondérants aux postes-clés « éloignant les femmes des réseaux qui se mettent en place », « la culture d’entreprise favorisant l’ambition et la disponibilité traditionnellement non associées à un comportement féminin », les femmes perçues comme minoritaires ou se comportant en minorité, etc.

Légiférer pour la parité
Pour apporter un rééquilibre, certains pays ont légiféré. En Espagne, le Parlement a voté en 2007 une loi instaurant une représentation « équilibrée » de femmes dans les CA à partir de 2015, soit 40%. En Norvège, une loi s’impose depuis le 1er janvier 2008 sur l’égalité entre les sexes : « si le conseil compte deux ou trois membres, les deux sexes doivent être représentés ; si le conseil compte plus de neuf membres, chaque sexe doit compter au moins 40% de représentants. » En France, il est possible depuis la réforme constitutionnelle de 2008 de promulguer une telle loi. Une femme s’y est attelée : la députée UMP Marie-Jo Zimmermann a déposé en 2008 une proposition de loi relative à l’accès des femmes aux responsabilités professionnelles et sociales, imposant un nombre de représentants des deux sexes ne pouvant être inférieur à 40% dans les entreprises cotées et les entreprises publiques. Mais pas de suite pour l’instant…
L’égalité homme/femme ne relève pas que de la parité de principe. L’étude, sur la base de travaux menés ces dernières années, assure que la mixité améliore les performances économiques et financières des entreprises. Seule condition : il faudrait au moins trois femmes dans un CA pour que leur avis soit écouté…

Pour retrouver l’étude : www.ifa-asso.com, rubrique actualités.